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Le terme « rebelle » est généralement assimilé à une période de l’adolescence qui se doit de passer à mesure qu’on devient adulte et qu’il est temps de choisir :
– son métier
– sa femme
– ses amis
– sa religion
– son régime alimentaire
– et son camp politique.

L’objectif étant principalement, pour tous, d’être aptes au travail, d’être prêtes, mesdames, à enfanter, messieurs, au mieux à éduquer, à élever au pire votre portée et ainsi jouer votre rôle, accomplir ce pourquoi vous existez, à savoir : fabriquer des profils à votre image, pour le salut de votre race, pardon, de votre espèce.

Tout être non conforme, qui par un probable défaut de fabrication ne se sentirait pas concerné, chaque taré n’adhérant pas au schéma validé et vénéré depuis des siècles, s’expose à une position socialement incorrecte et devra en assumer l’inconfort.

Dans le meilleur des cas, il officiera comme bouffon, appelé aussi artiste, faisant le bonheur de ses amis qui pourront se foutre de sa gueule pour se rassurer et se prouver qu’ils sont eux dans le bon chemin. Ils ne l’épargneront pas, mitigés entre l’affection que l’on doit à un handicapé et le dégoût que provoque l’être inférieur, mais ils ne l’achèveront pas.

Dans le cas où il ne trouverait aucun échappatoire à sa condition, il s’efforcera de donner sans relâche du relief à son statut, perfectionnant l’étiquette dans laquelle on l’aura vautré. Pour être tout à fait à côté de la plaque, il aura le choix entre, devenir par exemple nomade, ou se camer jusqu’au bout de sa nuit, ou encore devenir une merde d’sdf dont plus personne n’aura le moindre souvenir avant même qu’il ne trépasse comme un chien d’un pays du tiers monde.

Tout ceci n’étant qu’un prétexte pour dire que peu m’importe les railleries, les vautours de la norme, je suis et resterais l’abruti, l’imbécile qui vous conviendra et si toutefois vous réussissiez notamment à m’identifier au milieu de la foule, vous ne me verrez jamais ni tendre le bras pour saluer vos dictateurs à penser, ni le bâton pour les lyncher…
Je vous laisse la place, vous faites cela tellement mieux que moi.